Alone in The crowd

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jeudi, juillet 24 2014

coup de vent sur Blizzard ténu

Le coeur qui explose
Je suis envie, p'tain oui je vis...
La peau qui fremit, le sourire qui monte.
Le vice, la vie, l'envie.

Et la musique, toujours elle.
Pour me donner le tempo, pour rythmer mon pas, mon cœur et mon âme.

Marrant y a quelques instants je ne ressentais rien, je ne sentais plus l'air dans mes poumons, je ne sentais plus l’amour autour de moi, l’amitié dans les yeux des miens.
Dans le silence de ma vie pro, je m'oublie.
Dans le silence de mon salon, j'oublie qui le peuple.
Dans le silence de mon temps con-préssé, j'oublie qui je veux être.

Y a toujours la vieille dichotomie entre Être et Avoir, mais je n'y crois plus. Je ne crois qu'à Moi, qu'à Nous. A ne pas se perdre dans la facilité, dans la minute qui suis et oublier celle qui est là.

Le silence comme temps entre deux élans !
Les Lectures comme rêveries profondes
Les Amours comme ancres dans le sol, pour planer haut !
Les Amis comme ailes dans le dos, pour atterrir en douceur...
Et les mots ... les mots comme liens, les mots comme des yeux qui plissent de connivences entre nous.
Les mots comme des bras autour de nous, comme des mains tendues, des Hugs serieux.

Alors je chope le soleil, je l'engouffre dans mon gosier, je le gobe de toute mon âme!
Alors je reprends ma marche vers tout de suite, les poumons gonflés.
Alors je souris, j'sais pas pourquoi, mais ça n'a aucune importance.

Alors j'vais vous bouffer !

mercredi, avril 9 2014

Burning Soul

M’en veut pas si je squatte un coin au chaud par chez toi, c’est que j’ai plus de maison.
Plus de toit, à peine encore un peu de moi…
Je sais pas ce qui c’est passé, les murs me semblaient solides, les fondations saines. Et puis d’un coup, sans prévenir, sans même un bruit, tout est tombé…
Quand j’aurai un peu de cœur, j’irai fouiller dans les décombres, voir si je retrouve quelques bribes de mon histoire. Mais d’ici là, le vent aura surement tout emporté, balayé les plumes fragiles, la pluie aura noyé les avions en papier qui étaient restés sur le rebord de ma fenêtre entrouverte.
Tu penses si j’ai demandé de l’aide, qui viendrait pour ça ?
J’ai quand même retrouvé peut être la seule chose qui avait de l’importance finalement, ma liberté. J’dis ça bien sûr pour m’en convaincre.
J’ai chargé le coffre avec mes broutilles, des vieux dossiers éparpillés entre les étagères effondrées, une chemises sans bouton, une couverture sur laquelle je dormais petit. Et deux bouteilles de Whisky : un Blackbushmills et un Laphroag, comprenne qui pourra…
J’sais pas trop où je vais aller, soleil dans le dos comme les enfants perdus sur la plage sans doute, n’est-ce pas ce qu’on fait toujours ? Marcher vers là où la lumière semble moins violente, où les contours sont nets mais pas tranchants, où tu vois bien mais où ceux qui te regardent doivent plisser les yeux, et finissent la plupart du temps par t’ignorer…
Si tu veux bien, j’vais m’arrêter ici un peu, près de toi, enfin… Près de cet arbre sous lequel on ne s’est jamais allongé, profiter de la chaleur de ce feu qu’on n’a jamais allumé…
La vie t’offre toujours les circonstances les plus étranges pour te bousculer. Ou bien c’est ainsi que je les vis… va savoir. Si tu m’avais vu devant la porte, alors qu’il ne restait que le chambranle debout encadrant le vide...On voyait les nuages à la place des murs ! Je venais de quitter notre vie, de m’éclipser juste quelques instants. Les laisser devenir eux pour être moi. Ne plus être nous pour essayer d’être moi…ou faire semblant en grimaçant devant le miroir, j’sais pas bien.
Tu vois c’est tout moi ça, je parle, je parle et je ne sais même plus ce que je voulais dire. Souvent je marche, je me laisse aller à suivre mes pas, et lorsque soudain il me revient que j’avais un but, celui-ci c’est éclipsé, estompé rue après rue, il est devenu flou, pour finalement n’être plus qu’un discret souvenir confusément étourdi.
Je disais quoi ? Ah oui…
Le coffre est rempli, le réservoir l’est à moitié et ma caboche est vidée… transfusion ?
J’vais aller faire un tour, voir les sourires. Croisé un être humain peut-être, ça fait tellement longtemps que je ne vois que des quotidiens, tu sais ces chimères que tu synthétises pour en recouvrir les aspérités de ces autres qui t’entourent. Je me suis toujours demandé pourquoi on avait ce geste, de lancer un drap sur ce qui nous occupe chaque jour, de tremper soigneusement ces autres dans le détergents de notre tranquillité… est ce qu’on ne serait pas capable de les supporter simplement ? Ou bien est-ce pour ne pas les gêner de notre regard ?

jeudi, décembre 12 2013

Eclats de verre

Le roman de ma vie...

J'l'aimerai à la Russe, enlevé et tragique.
Un truc terrible, avec des morts et des rires tonitruants face à l'adversité du sort qui s'abat toujours à la fin des fins...
J'l'aimerai tout en retenu et dandy, à la Ducasse ou à la Wilde, Avec du Musset pour réhausser les sentiments.
J'l'aimerai à la Palahniuk, avec des forces tellement fabuleuses que les poubelles deviennent des palaces, les carcasses des Venus
J'l'aimerai à la Pennac!
J'l'aimerai à la Gibran pourquoi pas...

Dis, qui va l’écrire sinon moi ?

Seulement voila, mon histoire elle est hachée.
Avec tellement de bouts pas raccord, avec tellement de dialogues pas fini, des scènes coupées au montage qui trainent dans mes valises...
J'ai les épaules larges, c'est ce que j'me dis toujours. J'peux encore porter un peu plus lourd...
Ouais...

Mais là j'ai un éclat de verre.
Planté.
Il est beau cet éclat, une aiguille de bonheur, un diamant de 45 tour.
Planté. Là. En moi.
Et la vive douleur, si ténue pourtant, réveille l’écho de mes échardes. Un résonance sympathique..

Et soudain c'est toute mon âme qui hurle.
C'est mon âme qui subitement se souvient de ces milliers d'échardes qu'elle s'est imposée, de celles que je lui ai imposées, de celle que ma vie lui a projetées dans le cœur. Parce que mon âme a un cœur oui...
%
Elle hurle et s'étouffe, elle hurle et s'asphyxie... elle en rajoute toujours un peu mon âme. Son cœur russe sans doute.
Elle ne surjoue pas attention, elle ne sait juste pas se retenir en privé...
Et moi comme toujours, je suis spectateur de mon âme...

Là je dois m'avouer que je délaye tellement j'aime pas ce que j'ai dans le ventre...

La vérité nue que je me dois, c'est que j'ai mal du bonheur des autres.
Qu'à dire les choses simplement ( dieu que c'est laid la simplicité parfois ), mon âme est lourde et ne le vit que plus méchamment aux histoires lumineuses qui me sont comptées.

Que le roman humain qui se déroule prés de moi, que les extases amoureuses, les ventres tordues, les langues emmêlées et les mains serrées me rendent un quotidien si légèrement morose soit-il ... insupportable.

Mais ceux sont aussi ces aiguilles qui colorent en reflets empathiques mes jours et mes nuits!!!
Alors?
Alors rien, je jette ici ce constat immédiat, ce cri silencieux de pov'naze qui se sait.
Dans une heure il n'y paraitra plus... dans une minute j'aurai le sourire revenu, la queue basse et le ventre vidé de ma diarrhée de bonheurs mal digérés...
...
Ça va déjà un peu mieux...
...
(c'est parfois pénible d'être humain...)

vendredi, décembre 6 2013

Tentation


Celle de penser sa vie seul quand tout est compliqué
Quand tout est usant et désordonné
D'imaginer ses projets, ses bonheurs ... seul
Puisqu'on a pas le temps à deux, le prendre seul.

Puisque mes plaisirs sont solitaires, les vivre sans honte ni amertume.
Sans colère ni retenue.
...
Mais mon masque bien poli est descendu sur ma face de cratère volcanique
Je fais semblant et déjà j'en ai plus rien à foutre...
Je gère, j'organise, je considère et planifie.
je suis l'homme aux pensée coupante, à la bouche cousue.
Je suis le père de toute chose en mon bas monde.
Pendu au frêne, je me bats néanmoins pour ne pas perdre mon œil, même s'il doit en être le prix.
autre chose que la folie pour supporter ça?

"Seul le romanesque rends la vie vivable."

Alors je vais romaniser ma vie, comme toujours.
J'vais ajouter des couleurs, augmenter les contrastes, rire à en avoir mal aux pleurs.
J'vais rêver la bouche ouverte, et les yeux perdus finalement, à quoi ils servent?

La colère et la fatigue ne font définitivement pas bon ménage...


mercredi, octobre 2 2013

Dis ?


Dis comment tu fais toi, pour vivre sans fumer?

Chaque jour qui passe, chaque moment qui se vit, je sens cette absence.
Entre les lignes imprimées de mes absences au monde, dans l'amertume du café partagé..
Le matin se lève sans brume dans ma voix, les heures passent sans l'horloge de la "pause".
L'apéro sans soleil ni cendar, la cacahuète sans Camel, l'olive sans Winston.

C'est un truc de dingue, ces associations que j'ai construites, Qui m'accompagnent depuis 20 ans...
C'est comme si je devais tout réapprendre, de mon réveil à mon coucher...
J'sais plus rien faire, j'sais plus penser, j'sais plus communiquer, j'sais plus ...
J'sais même plus ne rien faire !!!

J'ai l'impression de vivre dans un pays étranger, où tout à un gout, un rythme, une lumière différente...
Un monde étranger, où je ne tousse plus les lendemains de courtes nuits, où je respire plus fort,plus large...

Mais c'est dur d’être un expatrié, et de se dire qu'il ne faut pas revenir dans ses terres connues.
Que toute ta vie fut dans un gaz de combat, que tu te croyais à l’abri dans ta tranchée, mais qu'à un moment, faut bien sortir...

J'me sens juif allemand en 1936, Arabe israélien en 2013...
J'me sens toxicomane.

Et non je trouve pas que j’exagère...

mardi, septembre 3 2013

Sensibilisation

Que sais-tu du mal qui me ronge? Que sais-je de ton ventre tordu d'angoisse? Que savez-vous de nous, que sais-je de vous?

Derriere nos masques polis, sous nos apparats, nos oripots.. Juste là sous nos peaux..

Rien. Et nous n'en saurons jamais rien.


Ce n'est pas que je ne veuille rien entendre, c'est que je suis simplement engourdi de mes cris.
Et j'en ai autant pour toi.
Ce n'est pas que tu ne sentes les frissons du monde, c'est simplement que tu trembles tant..
Et tu en as autant pour moi.

Et pourtant, parfois, alors que je te frole, alors que ta peau vient à moi, transperce en cet instant nos troubles
Un battement d'oeil, et je sais, une esquisse de sourire et tu me connais.
L'un a l'autre, l'un et l'autre.

T'as beau essayé d'etre un mec bien, tu restes un connard si souvent.
Je dis tu car bien sur je ne vaux pas mieux, mais ca pique moins comme ça...
T'as beau, j'ai beau sourire en grand, on mords aussi brutalement qu'on embrasse nos enfants.
Souvent trop souvent pour des raisons qui n'appartiennent qu'à nous
Malentandants bien entendu, tendus, tordus...

Mais alors elle est où l'humanité?
Mais il est où le collectif, la communauté, le couple, l'intimité?

Comme le diable, elle se cache dans les détails.
Parce qu'on n'est pas des saints, parc qu'on est juste humain.

IL nous reste les instants, les étincelles et le tonnerre dans nos cœurs.
qui donnent du gout à la merde, qui font luire le gris
et réduisent le blizzard...

dimanche, juillet 14 2013

Not so alone?

Se poser, épuisé.
Mais sentir encore ce moment en soi.

Après toutes ces années, après tous ces cris hurlés dans mon silence
Ceux jetés ici ou là.
Ceux attrapés par des âmes vivantes.

Sentir une main qui serre la tienne.
Une émotion partagée.
Un sourire.

Ne pas voir mais sentir les lumieres s’éteindre.
Vibrer d'une ligne de basse.
Et se laisser emporter dans la déflagration, se laisser impréger, sans pour une fois se désintégrer.
Rester Soi mais être avec eux.
Prendre tout ce qu'ils avaient à offrir, leur rendre autant que possible ce peut, et mais si cela semble impossible, croire qu'ils l'auront reçu.
Et niquer le blizzard.

fauve.JPG

Ce n'est pas un écho. c'est une réponse.
Un main tendue qui te chope au vol et te dit:
"On a eu mal,on aura mal, mais on est ensemble."

Et même si c'est illusoire, vouloir y croire, les poings fermés, s'y accrocher jusqu'au prochain levé de soleil.
Et tendrement, doucement, enfermer cette précieuse parenthèse dans un écrin de soie, et l"enfoncer dans le cœur...

mardi, avril 23 2013

Hell Inside


L'enfer c'est les autres, mais je les ai en moi.
L'enfer c'est les autres, mais je les hais en moi.
Mais si JE est un autre, alors l'enfer c'est moi.
Mais si JE hais un autre, alors l'enfer c'est toi ?


Quelle étrange idée que de se confronter à soi au pire des instants...
Au point de déséquilibre entre extrême tension et affaissement tectonique de tes bases.
Je tuerai bien un chaton là.
Pour me détendre.
Pour ne plus penser, pour me dé-penser, pour panser mes plaies
Faire ce qu'il te plait, ça c'est au mois de mai, mais moi suis-je donc née?

Je ne supporte rien ni personne, est-ce d'avoir trop donner?
Je ne supporte rien ni personne, est-ce d'avoir trop pardonner?
Trop demander peut-être, trop attendu..
Le jugement est tombé. Attendu que...
Coupable de mes innocences frôlant la niaiserie.
Coupable de mes impatiences frôlant la connerie.
Coupable d’être vivant, préliminaire à la condamnation à mort.
Mais la vie continue, Ah la vie mi Amor
Trinquons ensemble, que je ne sois pas seul
A trinquer seulement, à payer la tournée ...

J'ai la tête qui tourne, le ventre qui se retourne et les yeux à l'envers.
L'envers n'est pas plus beau que le décors :
Le décor homme pas plus vilain que le féminin.

J'ai le cœur qui tonne du soir au matin. Les poings serrés, l'envie de tuer.
Pas dans une version propre, aseptisé, pas à la Dexter, non.
Version boucher...

Sinon comme hier et comme demain, je suis d'excellente humeur ce jour!

mercredi, mars 20 2013

Listen


J'entends des voix. C'est affreux d’être si nombreux dans une seule tête.
J'me sens oppressé, dépassé, débordé...

"N’écoute que toi."

Je monte le son pour ne plus m’écouter, pour ne plus avoir à faire semblant de ne pas m'entendre.
Devant mon clavier, je vois les mains d'un homme s'activer, mes yeux regardent des colonnes de données.
Mais moi je suis ailleurs, déjà demain ou encore hier, suivant les heures du jour...

Alors nous craquons. Vient toujours un instant d'équilibre qui se rompt en avalanche de meurtrissures.
Ma peau s'arrache, , mon dos se raidi à me rendre dingue, mes épaules plantées de poignards m'interdisent le combat, mes mains deviennent boueuses et desséchées....
Mon sommeil me quitte et mon ventre hurle son acide.

Le message est clair : N’écoute plus les voix, écoute ton corps...

Alors je souffle, j'expire mes humeurs, je noie mes élans dans le Talisker ou le Laphroaig, je me ressource dans le silence de ma nuit , bercé par les saveurs marines qui envahissent mon âme.

Et je dors...enfin

vendredi, mars 15 2013

Ainsi soient-ils


Des chemins qui se croisent, des lignes qui se courbent et s’emmêlent.
Des flux inconstants qui sans se parasiter se sont compléter, puis s’étiolent, s’éteignent, s'assombrissent secondes après secondes.
Des voix solitaires qui sont montées vers les cieux, désincarnées, pour se perdre dans un silence étoilé de souvenirs...

J'ai entendu le tonnerre, senti mes fondamentaux vibrer sous mes assauts pulsionnels.
J'ai gouté des saveurs extraordinaires, rien d'exotique mais divinement accordées.
Griffé, mordu, saisi, j'ai comme tout un chacun été laissé pantelant, essoufflé par les expériences que je me suis proposé de vivre.
J'ai joué des mots, écouté des musiques célestes, j'ai offert plus que ce que je n'avais en fin de compte, et pris plus que jamais je ne l'aurai cru.

Rien ne se perds, tout se transforme.
La vie mute et se refuse à la mort, les âmes se sont pas faites pour la rigidité cadavérique induite par l'habitude, par le banalement superficiel...

Je parviens à n’être d'aucun sérail en étant admis partout. Je joue des mots et j’écoute les musiques souterraines.
Je pisse du Condrieu et défèque du caviar.

Je demeure l'interface apocryphe.

jeudi, février 28 2013

Soudain

T'es vivant.

Et puis t'es mort.

Comme une incohérence dans la suite des événements.

Et puis moi je prends ça, entre deux, dans la face.
Dans ma suite des événements...

mardi, février 12 2013

Zero Dark Thirty

Je n'ai guère eu le temps d'aller au cinéma ces derniers temps.

Voir ces dernières années...

Alors quand j'ai l’opportunité de passer une soirée seul avec mon fils, je fonce.

Resto Japonais où nous avions nos habitudes il y a quelques années, grosse baffre.

Et puis le dernier K. Bigelow, parce que je suis fan d"Aux frontières de l'aube", de "Strange Days", et que "Démineurs" m'avait marqué.

Mon fils qui du haut de ses 14 ans s’attend à un film d'action, moi à un docu-fiction surement très hollywoodien.

L’écran noir, les voix aux téléphones durant ses minutes fatidiques du 11 Septembre...

Un frisson glacé tombe sur la salle presque vide.

Le souffle est coupé.

Durant 2H30, on halète, on tremble, on sursaute aussi, abasourdis par une réalité formidable.

On respire soudain, mais trop vite.

Pour compenser.

J'ai les souvenirs qui affleurent, des bombes à travers le monde, des reporters télégéniques le micro devant la bouche debout dans la rue...

On en est si loin là...

Les images sont impeccables, mais cruelles.

Les couleurs sont magnifiques, elles brulent l'âme.

Les sons, nous font bondir, nous mettent sous tension...

On ressort, il est minuit, il fait froid, mais on étouffe comme si nous étions au Pakistan par une nuit de mai 2011...

Mon fils est bouche bée, moi aussi. <br />Je lui raconte les 10 dernières années, celles où il était trop jeune. <br /><br />J'avais lu et entendu les commentateurs concernant l'absence de recul de Bigelow sur les méthodes de la CIA, la torture, le meurtre.

12 heures après elles ont leur sens. Mais pas dans cette salle.

A voir donc...


vendredi, février 8 2013

I wanna get High


Juste une idée comme ça

C'est l'histoire d'un toxicomane...

Il vit pour sa dose, respire pour son shoot.
Il ne s’éveille qu'entre les parenthèses qu'il s'offre, se paye.
Pour lesquels il se prostitue chaque jour, pour lesquels il a bradé espoirs et idéaux.

Son esprit n'est que cendres, sa volonté s'est planquée, l'a plaqué, est en fuite, est détruite.
Il s'est tellement menti à lui-même qu'il ne discerne plus de vérité nulle part.
Gris et écorché, son sang est une poix brulante qui n’exhale que putréfaction.

Et pourtant.

Alors que l'on s'accroche à des rêves consuméristes, lui plane hors de toute attache matérielle.
Alors que l'on se gave, que l'on nous gave d'image formatées, de sons samplés, de mots plagiés, lui crée à chaque instant d'ivresse une vision merveilleuse de beautés éphémères.
Alors que les nos vies se dispersent en obligations professionnelles, familiales, sociales, lui s'est perdu en vagabondages oniriques qui, s'ils ne mènent nul part, lui offrent du moins un chemin lumineux entre les ombres.

Il mourra tôt, seul, de froid ou de faim peut-être ... sans avoir surement rien accompli.

Et nous?

Et moi?

lundi, janvier 28 2013

Petit bonhomme

Se croit grand.
Il a du pouvoir, sur d'autres gens.
Il n'a pas de sens, mais de l'argent.

Petit bonhomme a faim souvent.
Il n'a pas de pouvoir, mais d'autres gens.
Il n'a pas de sens...
Mais ne fait pas semblant.

Et moi dans mon costume d'apparat, rasé, pomponné comme le veut le cérémonial, j'm'en vais renifler leur monde.
Celui des p'tits bonhommes qui se croient grands, celui des hommes de pouvoirs sans importance.

C'est comme un béret... ça n'a pas de sens.

vendredi, janvier 25 2013

OUF

Combien d'année passée ici et là à lire et ecrire.
Plus de neuf ans.
...
BORDEL !
...

Replongé dans des archives, pas les miennes, presque ému.
Des souvenirs pleins la tête.
Des sourires immenses.

Et cette legértée perdue, cet insousiance de nos vies, de nos mots.
Du cul, des rires, des craquages monumentaux.
Rien n'etait sérieux et rien ne l'etait plus que ça.

J'avais donc 26 ou 27 ans.
Et les plumes etaient magnifiques.

Je suis pas aigri, ne croyez pas, juste décidé à retrouver ça.
Et si c'est pas chez vous, chez eux, ça sera chez moi.

Pleins le cul du lourd, du "serieux", du litteraire, du pseudo intelligent.
Je manque de VIE, de vit, de foutredieu et de mauvais esprit.

Tremblez braves gens

Sal'con is back.

vendredi, janvier 18 2013

Error 404

Les mots ne me viennent pas, ou se bousculent en un magma intraduisible.
Déconnecté.
Disrupted.
Je vois autour de moi des situations naitre de réseau sociaux, prenant des tours dramatiques, théâtraux.
Du vaudeville 2.0 en somme.
Du rien sur trois mots écrits en privé sous les yeux de tous...
J'me sens bien déconnecté, vraiment bien finalement.

La vie d'un Homme est un chemin, que bien souvent nous parcourons endormi, inconscient à nous même comme à notre environnement.
J'essaie de garder les yeux ouverts, de ne pas me laisser dévorer par les obligations, mais de les vivre comme des quêtes, dont il me faut tirer enseignement et apprentissage.
Mais c'est bien souvent assez pâle finalement.

Admettons que 4 mois de silence pour ça, y a pas de quoi sauter au plafond.

Un signe de vie..

envoyé à moi-même..

lundi, novembre 5 2012

Droit au bonheur


J'ai le plus souvent le bonheur calme, apaisé.
Serein et silencieux.

Et parfois, il est comme une envie rageuse de hurler.
J'ai le bonheur furieux alors.

Je suis heureux de ces jours passés auprès des miens. heureux d'avoir conquis ces moments de haute lutte.
De les avoir arrachés à la morosité, à la pluie, au froid.
De les avoir arrachés à la fatigue, au moral bas, aux autres.
A ces autres parasites, à ces autres chronophages.

De me les être arraché du ventre et d'en jouir pleinement, sans honte, regret, remords, culpabilité.
Le bonheur ne se mérite pas, au mieux il se provoque.
Mais le vivre pleinement, s'en goinfrer sans vergogne, constitue parfois un réel combat.

mardi, octobre 30 2012

Où vas-tu petite fille ?


Sous les néons de nos forêts de bétons, tu parcours ton chemin d’asphalte en brumes électriques.
Doc’s aux pieds, capuche baissée, tu traces entre les bosquets de nos quartiers.
Nul chemin n’est sûr pour celle qui s’aventure entre les bois alpha-numérotés

Je te suis petite fille, tu crois déjà tout connaitre.
Je souris petite fille, car du loup tu ne sais rien, quoi que tu essaies de paraitre.

Tu te voudrais plus grande, plus femme, tu n’es qu’une gamine poussée en graine.
Ton père ne t’a-t-il pas dit d’être attentive lorsque tu vas dehors ? Ne t’as-t-il pas mille fois sermonné ?

Mais tu n’écoutes pas, tu fronces les sourcils, t’enfonces dans ton nombril, n’entends plus que le battement de ton Pod qui martèle ton crane, qui pilonne ton cœur de sonorités industrielles.
Les feuilles tombent moins vite que les junkies par ici, le sais-tu ?
Tu voulais sortir du village, tu voulais te glisser sous les frondaisons, sentir les vents issus de la canopée, ceux qui chassent les effluves de vos vies loin de nos poumons goudronnés.

Je souris petite fille, car du loup tu ne sais rien, quoi que tu essaies de paraitre.

Et pourtant, moi qui te suis, petite fille, j’ai le cœur inquiet.
Car en cette fin de jour je sais que tu cherches le loup, les femmes du village me l’ont dit.
Car dans l’aube qui a précédé, tu as gagné…

                                                                                    … Le chaperon rouge des fleurs qui ont saigné.


++KALEIDOSCOOP SEMAINE 128++

mercredi, octobre 10 2012

Family business


Je vois mes enfants grandir, et parfois je les regarde.
Toutes ses choses, minuscules, qui changent chez eux.
Leurs mots, leurs attitudes, leur corps.
Leurs attentes, leurs libertés; leurs désirs.

Parfois c'est chiant, souvent bruyant.
Mais p'tain c'est bon.

De les serrer dans mes bras.
De les embrasser, de leur dire, souvent.
"Je t'aime mon fils..."
"Je t'aime ma fille.."

Sa grande carcasse qui se souleve, sa petite tete qui se niche sur mon épaule...

C'est un amour qui n'attends rien, et c'est si rare, chez moi.
Qu'ils ne me répondent pas, qu'importe.
Qu'ils râlent sous mes baisers, qu'importe.

Je les aime, simplement.

mardi, octobre 9 2012

Déviance


Est-ce être fou que de vouloir autre chose?
Pour soi , comme pour les siens, est-ce si étrange que de rêver et parfois agir, pour modifier un tant soit peu le cours d'un fleuve si large que nous tous y nageons de front sans en apercevoir les rives?

Chaque matin, je quitte ma maison de zone péri-urbaine, je prends ma voiture modèle corporate, rasé, costumé.
Je navigue dans une circulation océanique, une marée d’équinoxe quotidienne horaire le matin, antihoraire le soir, sur un lit d'asphalte défigurant bois et plaine.
Je travaille, je mange, je bois un café suivant des lignes de force pré-établies, distinctes et connues de tous, des habitudes, des code sociaux...
Je serre des mains ou clac des bises, je mate de dos et souris de face, toujours suivant ces même forces.

Je pourrais mourir demain ou dans quarante ans, que rien à priori n'aura été modifié...

Et pourtant, il suffit de tellement peu pour tout perturber.

Le Clinamen de la physique d’Épicure, peut et doit se reproduire à nouveau, à chaque instant, ne serait-ce que dans les petits détails.
La fleur à la boutonnière, le Death Metal dans le bureau, le sourire ou le refus, l'indignation enfin...
Le pas de coté qui permets de voir autrement peut aussi parfois bousculer une épaule, attirer un regard, déclencher une avalanche...

Gratter le mortier du mur des Floyd, revenir dans la caverne la lumière dans les yeux, dire, embrasser, embraser.

De mes univers intérieurs faire une fresque pour les miens.

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